Ca fait presque un an qu’il partage mon appart’ pendant la semaine. Le week-end, il me trompe avec sa copine. Mais cette fois c’est fini. Pour son plus grand soulagement, son connard de patron l’a enfin viré proprement, il va retourner vivre à plein temps chez sa copine. Et je me dis: “c’est parfait j’en pouvais plus!”
Maniaque? Moi? Jamais! Mais alors je crois que j’allais finir par lui ouvrir le bide. Attention, j’aurais fait ça avec le respect et l’attention que mérite le pote d’enfance qu’il est. Je lui aurais dit au moins pourquoi j’avais des envies de meurtres dès qu’il revenait de week-end.
Soyons clair, je suis un bordélique, mais j’ai une certaine logique. Une logique de grosse feignasse. Lorsque je fais le ménage, je n’ai aucune idée de quand sera la prochaine session. Comme je suis paresseux, plus cette date est lointaine mieux je me porte. Je dois cependant tenir compte du fait que je n’apprécie pas non plus de vivre dans la dégueulasserie au delà d’un certain seuil. A partir de là, un équilibre ce met en place tout doucement. Réussir à maintenir les points clés de l’appart’ suffisamment propres, suffisamment longtemps pour ne pas à avoir à faire le ménage trop fréquemment.
On comprendra donc aisément que ma philosophie est radicalement opposée à la suivante: de toute façon tout ce salope, on sera obligé de nettoyer, pourquoi faire gaffe?
Evidement pas de bol, mon illustre colocataire était client de la seconde école. Facile, il ne le faisait pas le ménage. Pas ici en tout cas. Il me laissait toujours des surprises comme un coton-tige à bout jaunis sur le bord du lavabo de la salle de bain. Il mettait toujours sur le tapis le tabac en trop quand il en roulait un gros. Il laissait ses mouchoirs sous le canapé pour que je les trouve en passant l’aspirateur. Lorsqu’il cuisinait, il faisait systématiquement attention à mettre trop de flotte pour les pâtes comme ça il était sur d’en renverser… par-terre de préférence. Il mangeait tout le temps des stoptous et laissait les papiers sur le second plateau de la table basse pour pas qu’on les voit tout de suite lorsqu’on nettoie. De temps en temps, il en avait marre des stoptou, alors il reposait celui qu’il avait dans la bouche sur le papier qu’il avait planqué dans la table basse deux minutes avant. De cette manière, ça collait quand je faisait le ménage. Quand il allait pisser, il ne pouvait pas viser la faïence, rendant son passage au toilette similaire à l’aventure du poséïdon… Aussi bruyant en tout cas. Je passerai sur les cendres tombées à 10 cm du cendrier. Ne noircissons pas le tableau, de temps en temps il vidait rapidement le cendrier dans la poubelle. Mais vraiment vite fait. C’est à dire que la moitier des cendres se retrouvait sur la anse du sac plastique. Donc à l’instant ou tu voulais prendre le sac pour le virer, tu mettais de la cendre partout par-terre. C’est un peu comme les pièges en guerilla urbaine. Il était très fort; imaginatif en plus. Je reconnais que ce n’était pas facile tous les jours pour lui non plus. Il a le poil dru; c’est rasage quotidien. Le lavabo était donc constamment maculé de poils de barbe. Incroyable ce qu’il pouvait perdre comme poils. Un peu comme labrador, en moins fidèle.
Mais tout cela est maintenant fini. Il fera chier sa copine à plein temps. Encore qu’avec elle, il file doux. Je vais retrouver mon rythme et un salopage raisonnable. Evidement, il va falloir que je fasse la cuisine moi même maintenant (kebab). Je n’aurai personne pour dire et entendre des conneries avec moi le soir. On avait développé language qui en a laissé quelques uns perplexes. En fait, nous avions un jeux réduit d’expressions pouvant avoir chacune nombre de significations. Exemple: “Ca se met en place”, et ses variantes, qui signifie suivant le contexte: “on se sert à boire”, “on se fait à bouffer”, “on se pose pour rouiller dans le canapé” ou encore “y a plein de meufs”. Non franchement, vous avez déjà vu quelqu’un mimer un pet qui arrive pas à sortir? Ben nous on le faisait… Pour se dire qu’on avait un pet qui allait sortir. Et puis on avait des petites attentions. Un soir en rentrant j’ai trouvé un message sur la table basse. Ce n’était pas un mot, mais deux princes côte à côte avec la télécommande posé perpendiculairement et un verre avec un fond lait au bout. Vous pensez certainement qu’il m’avait laissé mon quatre heure. Hé bien non, car avec nous, la forme compte plus que le fond. Ca ressemblait à ça:
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Il va me manquer ce con. Mais la vie continue et je le vois le week-end prochain pour une petite murge syndicale. Par contre il va falloir que je me trouve une nouvelle tête de turc à engueuler pour les cendres par terre.











tsi hi…
et argaxcgjvnmdfghhfgn, gn! en balançant – comme ça, pour voir, le générique de mon blog sur un moteur de recherche, je tombe sur TOI!
ben… pas mécontent, finalement.
si tu es majeur, vacciné à la bière (Leffe, minimum requis) et que tu n’aimes pas avoir froid aux yeux : viens donc faire un tour su MON pavupapri.hautetfort.com
2 be seing U there? anytime!