C’est de mieux en mieux. Je crois que jusque là, je n’en étais qu’à l’échauffement. Il fallait que je prenne mes marques. Je visitais gentiment et me promenais prudemment. Boston est d’ailleurs bien pour cela, on peut tout faire à pieds ou presque. J’aurais à prendre le métro (the “T”, comme il l’appel ici) pour aller à Havard, mais c’est une autre histoire. Mon samedi commence comme ce qui est maintenant un rituel: dans le coffee shop avec un café et un banana nut vers 8/9h du matin. Le temps est à chier, il pleut, mais je décide d’aller traîner mes guêtres de l’autre côté du fleuve, à Charlestown. Je me fais arroser sur le pont, mais ça s’est calmé en arrivant sur les docks de la Navy. Je visite le USS Constituion. Pour les infos historico-culturelo-pédantes: voir wikipedia.
Je file ensuite à “Bunker Hill Monument”, un espèce d’obélisque, que je rebaptise très vite “le grand zizi”. Je me tape les quelques 300 marches pour aller en haut. C’est tuant, mais la vue est chouette. Je reviens ensuite sur mes pas, car Charlestown est sympa, mais c’est un quartier résidentiel et je ne trouve rien pour manger un bout. J’atterris donc au “Bell in Hand Tavern” ou je me fais une pint de Guinness et un burger géant avec des tranches de bacon grillés dedans. Je repart, cette fois en direction du centre. Il y a un gros barouf dans le parc. En fait, c’est un un concert. Lorsque j’arrive sur place, un groupe de rap-core joue . Je constate que les personnes et gens alentours montrent ostensiblement leur penchant pour la Marie-Jeanne. Je me fais accoster par un gars qui veut me faire signer leur pétition pour la légalisation. Je lui répond gentiment que je ne peux pas signer, car je ne suis pas d’ici. Il me demande de quel état je viens. Je répond “None, I’m french”. Il m’affirme alors que c’est fou de payer 50% d’impôts et me demande si on a toujours “the 35 hours thing”. Je ne m’étale pas, il est gentil mais un peu lourd. Par contre je discute un long moment avec un de ses compères du stand. Un homme d’une quarantaine d’année, l’air tout ce qu’il y a de normal pour quelqu’un de son âge dans une manif’ pro-cannabis. Dur de croire qu’il milite pour la dépénalisation de la marijuana. En tout cas il à un discourt… contrairement aux jeunes branleurs qui nous entoure. Selon lui, la marijuana n’est pas dangereuse et devrait être légale, mais elle ne devrait pas non plus devenir un mode de vie. Je ne peux pas être plus d’accord. Cela dit, il y a un problème dans son raisonnement, qui est également le miens: on considère que les gens ont, par défaut, le sens des responsabilités…
Je fini par décrocher pour marcher un peu sur le bord du fleuve. Ca me prend un moment. Je retourne du côté de la mairie ou je me pose pour une petite pint au “Bell in Hand Tavern”. Il y a encore un match des Red Sox et c’est encore contre les yankees. En fait ils jouent quelques chose comme 160 matches dans une saison. Il y en a presque tous les jours. Apparemment, il ne connaisse pas le mot overdose. Bref, je siffle mes bières tranquillement et je remarque que pas mal de monde porte un t-shirt bizarre. Un oncle Sam disant “We want you to support our troops and have a beer”. Ils ont investi la salle derrière. Je m’installe dans un coin et observe un peu tout ça. Il n’ont pas l’air bien belliqueux à part le fait fait qu’ils sont pleins de bières. Ils sont plutôt occupés par les nanas (qui portent elles aussi le t-shirt) et de temps le match de baseball quand il se passe quelque chose, ce qui est rare convenons en. Je fini par voir un gars et une nana sortir se fumer une cigarrette. Je décide donc d’entrer en action et de les suivre pour chacaliser une clope.
Ils sont frère et soeur. Un troisième frère que je rencontre plus tard est à l’intérieur. Ils sont apparement à l’origine de l’initiative. Un de leur frère part en Iraq, donc ils soutiennent les militaires, par contre ils sont contre la politique mené là-bas et le fait même qu’ils y soient allés. J’évite de leur dire que c’est un peu contradictoire tout ça car ils m’ont filé une clope après tout. De plus, leur petite soirée est un rally, ils vont faire plusieurs bars différents. Je ne peu que dire oui lorsque Liza me propose de les suivre: elle a des clopes et y a moyen de se faire payer des canons. Je suis donc la troupe, une centaine de pèlerins, au bar suivant.
Les filles sont plutôt mignonnes. Le problème, c’est que ce n’est pas le cas de Liza. Je m’en fou complètement, jusqu’à ce que je devienne son toutou. Je ne peu rien faire d’autre que la suivre partout. Je ne peux discuter avec personne d’autre qu’elle tellement elle me monopolise. Elle fini par me demander si je veux “passer chez elle” après. Je réalise une de mes plus belles esquives en disant: ”No, I don’t think so.”
Au moins c’est direct. Par contre c’est con, parce que la copine mexicaine de son frangin était plutôt bien… Je fini par filer gentiment en promettant de répondre aux e-mails, parce que je suis naze et saoul. C’est quand même un séjour étrange… Mais bien!










