Archive for septembre, 2007

Premier contact

Ca ne fait pas 24 heures que je suis là et il y a déjà pleins de choses à dire. Commençons par l’évidence: Boston est une ville géniale. Pas besoin de s’attarder pour s’en rendre compte. En tout cas, ce n’est forcément évident d’y rentrer, tout comme sur le reste du territoire américain. Il est clair que j’ai cherché un peu en partant le 11 septembre. En plus, il y a eu du retard à cause de la pluie. Je suis arrivé à 16h15 heure locale. L’avion n’était même pas rempli au quart, au moins on avait de la place pour s’allonger. Mais du coup les douaniers ont pu prendre leur temps, surtout dans mon cas parcequ’ils ont vu que je comprenais et répondais très bien à leurs questions. J’ai eu droit à tout, y compris à la fouille de mes bagages, ce qui ma permit de voir que ma bouteille de shampooing a pété dans ma valise. L’espace d’un instant j’ai pensé sonde anale… Mais non. Leurs questions avaient beau être débiles, ils sont restés courtois.

- Do you consider yourelf a religious person?
- Not really.
- Are married? Do you have a girlfriend?
- No…. I’m a free man.

Au moins, je lui ai arraché un sourire.

Suzi m’a récupéré et on a filé directement chez elle, Salem (non pas Salam) street dans le quartier italien. C’est génial et dépaysant: tout ce que je voulais. Son appart’ est sympas et près de tout. Je vais pouvoir me faire presque toute la ville à pieds. On a déjà prévu de partir à New-York Jeudi, enfin demain quoi. Elle m’a offert une bouteille de pipi de bienvenu (une budweiser). J’ai également rencontré sa soeur / colocataire: Fran. Elle est mignonne, j’ai flambé un peu:

- This is insane, he’s got almost no accent and it’s not even french.

Elle a un copain, je décide donc qu’il est temps de faire un tour. On va dans un coffee shop avec wifi gratis et on retrouve Libby, une amie de Suzi. Elle est prof et prends quelques cours à Harvard, j’anticipe déjà ma visite de la semaine prochaine, je pourrai peut être même assister à un cour… On a filé ensuite dans ce qui est LA pizzeria du quartier (Pizza Regina je crois). On s’est pas foutu de notre gueule: j’ai mangé 2 parts qui me sont tombé sur le bide. En même temps, on a discuté avec nos voisins de tables, un couple, la quarantaine, qui allait voir un concert de Genesis le soir même. ils était vraiment sympas.

On a décolé et filé chez Libby 5 minutes. On a enchaîné et Suzi, qui m’a déjà écris tout ce que je devais visiter sur papier, m’a fait faire le tour du quartier. Je n’ai pas vu un seul obèse, à peine quelques gros culs. Il y a des filles pas mal et la quantité est là. Il y en avait trois qui se sont faites siffler par des policiers en fin de service à la terrasse d’un bar.

- Hey baby!!!!

C’est vrai qu’elles méritaient… On est rentré chez Suzi.

Je suis mort, il était 23h quand je me suis couché. Il y a des moustiques. Je me suis réveillé à 2h30… Comme en France pour aller bosser. A 4h je me suis réveillé pour de bon et écris ça. Il est bientôt 5h, je vais essayer de somnoler un brin. Je posterai ça au coffee shop demain matin… Finalement je post cette drouille depuis New-York. Je vous expliquerai…

Boston Baby!

Enfin les vacances. Je dégage en ce moment même au pays du burger qui coule, du beurre de cacahouète et du beef jerky. Je vais squatter Boston chez ma copine Suzy. Ca va être cool parcequ’elle délire bien et elle picole. Je vais visiter le campus de Harvard et du MIT. Avec un peu de chance, j’irai trainer mes guêtres à New-York. Ensuite je filerai à Minneapolis chez une autre copine. Je sais pas ce que je vais y faire, mais je m’en fou il y aura moyen de faire la bringue, c’est tout ce que je demande. Rendez-vous dans 3 semaines les petits travailleurs.

La mariée était en rouge

Ca y est, un mariage de plus parmi les amis proches. Moi j’ai envie de parler de castration sociale, mais certains sont en désaccord avec ça. Toujours est il que j’ai passé un excellent week-end. Le fait que ça coïncide avec le début des vacances n’y est pas étrangé, mais les mariés nous ont préparé ça aux petits oignons: simple et efficace jusque dans les moindres détails. Ce n’est pas étonnant quand on les connaît.

Ce n’était pas vraiment classique. Pas de cérémonie interminable à l’église (yes !), juste un passage à la mairie ou tout fut réglé en une demi-heure avec en prime “Nothing Else Matters”, entre autre, en fond sonore et une fabuleuse marié vêtu de rouge amenée par son père dans voiture de collection anglaise. La classe.

Après se fut le passage aux choses sérieuses: le vin d’honneur. C’est à partir de là que c’est toujours compliqué pour moi. L’alcool me rend idiot et me faire dire… potentiellement n’importe quoi. Je m’en fiche entre pote, mais dans la mesure ou toute la famille est présente, je me vois mal être à l’origine d’un “Mais c’est qui celui-là?” de la part de la belle-mère à l’attention de mon pote fraîchement ficelé. J’essaie donc de me tenir. Je m’envoie quelques coupettes et j’entre en jeux… Sans échauffement.

Je file à la discrète refaire le plein de champagne et vois un de mes potes en discution avec, entre autre, une mamy. L’occasion est trop belle, je lui fais un clin d’oeil pervers en désignant la grand-mère. Il est obligé de se pincer les lèvres. Je me marre fier de ma connerie et vais prendre mon verre. Quelques minutes plus tard, je discute de l’internationale situationniste avec la témoin de la marié. J’assure tranquillement la conversation et lorsqu’elle me dit m’avoir vu désigner la grand-mère 5 minutes plus tôt. Je sens comme une goutte pipi qui pointe… Je tente une esquive maladroite: “ouai nan mais parce que en fait je veux dire ben c’est une femme comme les autres qui a droit de connaître l’amour…”. Ce à quoi elle a répondu platement: “Ouai enfin c’est ma grand-mère.”

Il ne m’aura donc pas fallu longtemps. C’est con, sa copine était super mignonne. Je lui avait demandé du feu juste après la cérémonie en me demandant si elle pouvait mettre ses pieds derrière sa tête. Elle est blonde, a les yeux bleus, un sourire à 20 plaques et de longues jambes velues. Selon mes critères, elle est parfaite sauf qu’elle ne boit pas d’alcool, qu’elle fume, que je ne comprends son langage et que c’est une femme. J’ai tout de même réussi à lui taper des clopes tout au long de la soirée. Je crois tout de même avoir fait le tour du champs sémantique de la beauté pour réussir à être alimenté en cigarettes toute la nuit. Vous imaginez ce que j’aurai du faire si j’avais voulu du sexe? Ce n’est pas bien grave, j’étais surtout là pour faire la nouba et picoler, ce que j’ai réussi à faire sans me rendre trop ridicule dans l’ensemble. Je passerai sur le moment ou j’ai dit au témoin gay que j’aurais léché son pantalon imbibé de champagne si on venait à manquer d’alcool. J’ai aussi discuté impressionnisme avec des enfants d’une dizaine d’années. J’ai arrêté quand l’un d’entre eux m’a finalement demandé si j’en avais sur moi.

Certains étaient plus entamés que moi, ce qui était très bien car on à bien rigolé. En fait, je n’ai croisé personne de foncièrement désagréable. Au pire je n’avais aucune affinité, au mieux j’ai eu devant moi des personnes qui gagnent vraiment à être connue (traduction: “bourrées et super marrantes”). Compte tenu de la centaine d’invités, ça mérite d’être remarqué et porté au crédit des mariés. Pour juger quelqu’un, un coup d’oeil aux personnes qui l’entoure est toujours instructif. C’est finalement très cohérent… Ils se sont bien trouvés tous les deux.

Crevardland

Ce week end a vu l’enterrement de vie de garçon d’un très bon amis. On s’est bien marré. Voilà.

Par contre nous sommes plusieurs à être tombé d’accord sur une chose: ils font chier les pic-assiettes! Nous étions en mode bringue. Nous étions nombreux et donc il y avait beaucoup à piccoler. Forcément les rapaces ont fondus… Et le pire c’est qu’ils ne sont pas génés. “Y a moyen de vous prendre un peut de rhum?“, “Je peux vous taper un peut de coca?“, “Z’avez pas une clope?“ ou encore “Si on vous amène des filles, vous nous payez un coup?“…

Oui ça vole bas. En même temps, la plupart sont des jeunes branleurs. Si c’était toujours le cas, je ne râlerais pas trop. Le fait est que bon nombre de squatteurs d’alcool ont terminé le lycée depuis longtemps. Putain de génération d’assisté qui refuse de sortir un sous s’il n’y a pas écris D&G sur ce qu’ils veulent. Les aides sociales, c’est bien, mais ça rend les gens cons et dépendants. La machine à crevards est en marche.

Le mieux dans tout ça est que j’ai déjà vu des bastons commencer parce que les rapiats se sont vu refuser leur verre gratuit. Il semble pour eux que cela est un dû. J’ai déjà eu droit à la réponse type: “Ouai mais je suis en galère j’ai pas de thunes“. Si t’es en galère, tu t’en sors et après tu songes à faire la bringue, connard. Je n’achète pas quelque chose quand j’en ai pas les moyens et surtout je ne réclame pas. Je me prenais des baffes lorsque je le faisais étant gamin. Sous prétexte que j’ai des clopes et une bouteille à ma table ça veut dire que je suis dans l’opulence et que je peux bien en lacher un peu? Rien du tout, ça veux juste dire que je suis pas un morpion et que quand je fais quelque chose je ne compte pas sur les autres.

Il y a aussi les nanas qui arrivent et vous déclarent directement, pleines d’assurance: “Tu m’offres un verre?“. C’est la pire espèce, celle que je déteste: la poufiasse. J’attend encore d’en voir une qui viendra me voir pour m’en offrir un. Je lui dirai non poliment et lui en offrirai un…

Ca me scie les nerfs ces conneries. Quand j’ai pas de pognon pour aller en boite… J’Y VAIS PAS !!!! Je ne finance pas mes vacances en ne prenant qu’un repas par jour le reste de l’année. Beaucoups devraient revoir leurs priorités. Génération d’assistés…