Hier soir je me suis amusé 5 minutes. Un énième recruteur appel chez moi vers 18h. Dois-je préciser que je suis déjà à l’apéro? Ce monsieur, comme bien d’autres, prend à peine le temps de se présenter. Comme bien d’autres, il m’explique qu’il a vu mon profil sur un site de recrutement et comme bien d’autre me demande si je suis disponible immédiatement. Il faut biensur comprendre disponible pour travailler dans les prochains jours et non pas disponible pour tailler une bavette au téléphone, parce que ça il s’en branle que tu ai des choses à faire. Mécaniquement, je dis oui et il enchaîne immédiatement en disant que son client est une super grosse boite pleine de caillasse qui recherche quelqu’un pour un job super intéressant avec plein de pognon partout et des toilettes unisexes pour faire des cochonneries dedans. S’il veut me convaincre, il a juste besoin dire que l’entreprise à son propre bar en guise de machine à café. Après m’avoir rapidement présenté le poste, il me demande si je suis intéressé. En toute logique, je répond que oui, sachant pertinemment que je ne conviens pas au profil. Il s’emballe: “Super vous convenez parfaitement pour le poste. Jusque là, je n’ai eu que des personnes qui n’étaient pas compétentes sur les produits microsoft. je peux vous rencontrer demain?” C’est amusant de voir que le simple fait de connaître windows et d’être disponible immédiatement sont des critères suffisant pour un recruteur désespéré de trouver quelqu’un à son client. Il aurait pu discuter avec un moule à tarte et il aurait trouvé que ça faisait l’affaire.
C’est à partir de là que je me suis un peu amusé. “Vous n’avez pas encore lu mon CV, donc je vais vous l’envoyer et ensuite vous pourrez confirmer le rendez-vous”. Il est surpris, alors je continu. “Le poste m’intéresse et je connais les produits, mais si vous aviez lu mon CV, vous auriez vu que mon background est essentiellement sous linux et que je n’ai jamais touché à SQL server de ma vie. Je vous envoie donc mon CV et vous pourrez vous faire une idée avant de me confirmer le rendez-vous demain.” Il bafouille un peu et me dit “oui oui… d’accord”.
Je n’ai biensur eu aucune nouvelle, même pour envoyer mon CV, de ce charmant jeune homme qui était prêt à m’envoyer chez un client dans le but de gérer 70 serveurs sous windows 2003 alors que je n’ai pas touché un ordinateur sous windows depuis un an. Il était visiblement en panique et devait sûrement trouver quelqu’un pour la fin de la semaine… Il faut dire qu’avec 3 millions de chômeurs, les boites de recrutements ont des problèmes pour trouver des personnes compétentes… Quoi qu’il en soit, ce mec a du réaliser le ton sarcastique de ma voix sur la fin de la conversation. J’aurai au moins évité de lui faire perdre son temps et le mien. Il faudra tout de même qu’on m’explique comment toutes ces boites de recrutement, parce qu’il y en a un paquet, arrivent à survivre. Une chose est sure, j’ai beau en chier, je suis heureux de ne pas être recruteur…











