La semaine dernière, j’ai été traîner mes guêtres à Marseille pour cause d’entretiens. Je n’y avais jamais vraiment mis les pieds, mais le job est intéressant et l’idée de glander au soleil une bonne partie de l’année est toujours séduisante. J’y suis donc allé avec un certain entrain et ma légendaire ouverture d’esprit. Après une enquête qualité à faire pâlir un auditeur de la FDA, ma conclusion est la suivante: Marseille, c’est de la merde.
Je n’ai jamais vu une ville aussi dégueulasse, pourtant je suis déjà allé en Angleterre. Je me prenais des bouts de détritus en travers de la gueule dès qu’il y avait un coup de vent. Il n’y avait pas une seule façade propre et je ne parle même pas de la vague odeur de pipi qui doit être infâme avec 30° à l’ombre. J’ai bien essayé le vieux port, mais le plus attrayant était encore les pêcheurs qui, pour 23€, vous donnaient une sole et le petit conseil de cuisson qui va bien. Pour le reste, rien de fameux. Ca tient plus du coupe gorge que d’une ville. En plus, c’est rempli de footeux abrutis.
C’est quand même navrant car le job pour lequel je postule est vraiment bien. Cela dit, il ne va pas falloir me payer au lance pierre, parce que pour me convaincre de m’installer là-bas, il n’y aura que le pognon. On me dit que “ouai mais les gens sont sympa” et que “les filles sont bonnes”, mais je m’en tape, vive la caillasse! La seule distraction envisageable pour moi serait de me fondre dans le décor, de travailler mon accent et d’apprendre les coutumes des autochtones. Je pense par exemple à la drague à l’américaine (avé l’accengue):
- Ho cousineu! Tu suces?! (deux côtes cassées)
Ou alors plus subtile, l’approche du marseillais lover:
- Ho coquineu! Glisses moi ton prénom dans l’oreilleu, je suis sur que c’est un nom de puteu… (une couille fracturée)
Ca deviendrait vite lassant. N’étant pas amateur de sensations fortes, je me contenterai de faire la fine gueule. A moins d’une revue à la hausse de leur proposition, je ne bougerai pas. En plus je viens de tomber amoureux, ça fait monter les enchères. Brancher une gonzesse, ça coûte des ronds…
Voilà ce qui me faire dire que j’avais une bonne raison de me lever aujourd’hui. C’est triste, n’est ce pas? J’ai reçu ça d’un pote dans un mail. J’ai hurlé de rire sur mon canapé. Normalement, je devrais donner une explication, parce qu’il y en a une (je crois). Mais non, j’ai pas envie, démerdez-vous. Si ça vous intéresse, vous êtes sûrement désespéré.









