Archive for janvier, 2008

Marseille, not blatte friendly.

La semaine dernière, j’ai été traîner mes guêtres à Marseille pour cause d’entretiens. Je n’y avais jamais vraiment mis les pieds, mais le job est intéressant et l’idée de glander au soleil une bonne partie de l’année est toujours séduisante. J’y suis donc allé avec un certain entrain et ma légendaire ouverture d’esprit. Après une enquête qualité à faire pâlir un auditeur de la FDA, ma conclusion est la suivante: Marseille, c’est de la merde.

Je n’ai jamais vu une ville aussi dégueulasse, pourtant je suis déjà allé en Angleterre. Je me prenais des bouts de détritus en travers de la gueule dès qu’il y avait un coup de vent. Il n’y avait pas une seule façade propre et je ne parle même pas de la vague odeur de pipi qui doit être infâme avec 30° à l’ombre. J’ai bien essayé le vieux port, mais le plus attrayant était encore les pêcheurs qui, pour 23€, vous donnaient une sole et le petit conseil de cuisson qui va bien. Pour le reste, rien de fameux. Ca tient plus du coupe gorge que d’une ville. En plus, c’est rempli de footeux abrutis.

C’est quand même navrant car le job pour lequel je postule est vraiment bien. Cela dit, il ne va pas falloir me payer au lance pierre, parce que pour me convaincre de m’installer là-bas, il n’y aura que le pognon. On me dit que “ouai mais les gens sont sympa” et que “les filles sont bonnes”, mais je m’en tape, vive la caillasse! La seule distraction envisageable pour moi serait de me fondre dans le décor, de travailler mon accent et d’apprendre les coutumes des autochtones. Je pense par exemple à la drague à l’américaine (avé l’accengue):

- Ho cousineu! Tu suces?! (deux côtes cassées)

Ou alors plus subtile, l’approche du marseillais lover:

- Ho coquineu! Glisses moi ton prénom dans l’oreilleu, je suis sur que c’est un nom de puteu… (une couille fracturée)

Ca deviendrait vite lassant. N’étant pas amateur de sensations fortes, je me contenterai de faire la fine gueule. A moins d’une revue à la hausse de leur proposition, je ne bougerai pas. En plus je viens de tomber amoureux, ça fait monter les enchères. Brancher une gonzesse, ça coûte des ronds…

Si j’ai des truc à faire!

moz-screenshot-26.jpgVoilà ce qui me faire dire que j’avais une bonne raison de me lever aujourd’hui. C’est triste, n’est ce pas? J’ai reçu ça d’un pote dans un mail. J’ai hurlé de rire sur mon canapé. Normalement, je devrais donner une explication, parce qu’il y en a une (je crois). Mais non, j’ai pas envie, démerdez-vous. Si ça vous intéresse, vous êtes sûrement désespéré.

Pour ceux qui pensent que j’ai rien à glander, c’est absolument faux. Par exemple je viens de voir que Steve ce gros beatnik capitaliste va facturer 20$ pour une mise à jour des softs de l’ipod touch. Qu’on ne me dise pas que la vie c’est de la merde après ça! Il n’a pas fini de se faire pirater ses firmwares. Sinon, je me suis fait trois cafés, fait caca, coupé mes ongles des pieds et j’ai failli prendre une douche mais comme j’avais pas prévu de sortir, je me suis juste gargarisé avec un Jack Daniel’s vers 17h.

Et maintenant petit déj’: un bol de cacahuètes et une leffe.

Bonne année… à ma gueule

Et voici une nouvelle année. Je vous souhaiterais volontiers tout le bonheur du monde, mais honnêtement, j’en ai rien à cirer. Comme à chaque fois, l’abus de foie gras, de vin et autres délices gustatifs me plonge dans un état de ras le bol profond. Inutile de préciser qu’une bonne résolution n’est pas au programme. Je veux un bon job et de la thune, mais ce n’est pas une résolution en soit. Je pourrais me décider à faire plus d’exercice, mais j’ai déja des abdos en granite. Clara Morgane m’a payé pour les toucher une fois. Ouai. Je pourrais arrêter de râler constamment. Autant rentrer dans un monastère. Je pourrais aussi me décider à ralentir la picole, mais c’est hors de question.

“Si je buvais moins, je serai un autre homme. Et j’y tiens pas.”

Quel génie ce Audiard… Au moins, j’oublie que le seul moyen de travailler sans me retrouver au milieux de salopards serait d’élever des chèvres. Je pourrais tenter d’avoir une vraie vie sociale comme tous mes potes. Comprendre: me trouver une nana. Evidement, je n’en ai absolument pas l’envie et je n’en ai de toute façon pas les moyens. En plus, il parait qu’être avec une nana, c’est sans alcool.

J’ai des besoins d’ambitions pour un vrai job. J’ai des envies de Japon, d’Australie et de Manhattan. Je rêve de carrément quitter le pays et tout ce qui m’y retient, c’est a dire pas grand chose. Pourquoi ne pas devenir une incarnation d’Eustace Tilley? Et si je continuais à user mes fesses sur mon canapé trop saoul pour manger autre chose que du nutella à la petite cuillère? Finalement, une bonne résolution à prendre serait de me faire pousser une paire de couilles…