Archive for mars, 2008

Oh les potes…

Les potes, c’est bien, mais il y a des fois… Hier soir, j’ai été boire mes deux litres syndicaux de bière avec un pote. Ma manière à moi de lutter contre l’ennui. Sur le chemin du retour, je me suis pris un kebab. Vous savez, celui que vous prenez parceque vous avez une fringale d’alcoolique à décorner les boeufs. Il était infâme et avait une vague odeur de pieds, mais j’étais bourré, ça avait l’air d’être le meilleur kebab du monde. Bref, je suis rentré chez moi sur le coup de une heure et j’ai sauté dans mon pieux…. heureux.

Et là, boum! Les potes sont entré en action juste quand je me suis endormi. Coup de téléphone. Un pote et deux copines, ils avait l’air beurré comme des petits lu et contrairement à moi, ils ne semblaient pas avoir fini de faire la bringue. J’ai répondu la tête enfoncée dans le polochon. Ca ressemblait à ça.

- Blatte, ça va? Chui contente de t’entendre! On te vois jamais!
- Ouai… Ouai… Mais je suis à lyon et vous à Paname.
- Tu nous as oublié! T’appelles même pas!
- Ouai, nan, mais nan, mais je dormais là.- Mais tu donnes jamais de nouvelles!
- Ben on s’est vu au nouvel an et je dormais là.- Mais tu me dis plus que je suis l’astre de tes nuits!
- Ben si, mais là je cuve et je dormais.
- On voulait juste te dire qu’on t’adore blatte!
- Souffle moi dans l’cul.
- Hein!?!!- Nan mais je dormais là…
- C’est pas grave on t’adore.

Ca a continué comme ça pendant ce qui m’a paru une éternité. Quoi qu’il en soit, c’était suffisamment long pour me flinguer l’oreille parce qu’elles braillaient dans le téléphone.

J’ai finalement pu parler au seul mec présent, paix à son âme. Il m’a expliqué qu’elles étaient hors de contrôle et qu’elles appelaient tout leur répertoire téléphonique. J’étais apparemment le numéro 17. Il m’a aussi dit qu’il fêterait ses 30 ans le mois prochain. Cool!

On ne peut même plus cuver sa vinasse tranquillement. Je me console en me disant qu’aujourd’hui j’ai fait une insolente grasse matinée alors que eux ont dû ce lever pour aller bosser. Une chose est sure, j’aurais bien aimé être avec eux.

Update: J’ai eu mon meilleur pote au téléphone. Je lui dis que ça frangine m’a appelé à une heure du mat’. il me répond: ”moi aussi, mais j’ai pas répondu”. C’est pour ça que les gens m’apprécient, je ne fréquente que des génies.

Utu

Ca veut dire « vengeance » dans je ne sais quel dialecte afro-cubain. En tout cas, je suis convaincu que c’est la meilleur chose qui pourrait arriver à internet. Oui, je parle de haine.

Il y a quelques mois, j’etais tombé sur ce projet, malheureusement à l’abandon. En y repensant récement, je me suis dis que je pourrais bricoler quelque chose à ma façon, pour passer un peu le temps. Mais il semble que monsieur Shaw ait décidé de déterrer utu et de s’y remettre, et c’est tant mieux car sa vision est plus avancée que la mienne et il est clairement meilleur codeur que moi. J’ai hâte de pouvoir essayer un peu tout ça. “De quoi parle t’on?”, me direz vous sympathiques visiteurs velus. Nous parlons de pouvoir enfin intégrer le concept de “j’aime pas ta gueule” à internet. Fini les réseau sociaux ou la popularité artificielle et l’hypocrisie domine. Oui on ne me fera pas croire que quelqu’un peut réellement avoir 250 potes. Le seul moyen d’apprécier quelqu’un sera de lui foutre la paix. Par contre si vous avez un abrutis dans le nez, vous pourrez signifier à tout le monde que vous ne pouvez pas l’encadrer. Que ce soit quelqu’un avec qui vous avez travaillé ou un blogger naze (qui a dit just be wise?). Fini l’autosatisfaction “passkeu je fé 10000 visiteurs par jour”.

Et le scepticisme pointe… Evidement, le fait de détester quelqu’un n’est pas bon pour votre réputation. Les aigris de la vie qui haïssent le monde entier sombreront dans les limbes rapidement. De même que vous n’avez pas à vous soucier de quelqu’un qui vous assaisonne si cette personne est déjà considérée comme un boulet par un grand nombre de personnes estimées.

Rien que d’y penser, j’en verse une larme. Appliquer ça à facebook, myspace, irc et tous ces trucs infâmes rendus inutilisables à cause des cons éviterait les absurdités du genre du président de facebook. N’oubliez pas qu’on ne peut pas savoir si quelqu’un vous ment quand il vous fait un compliment. Par contre on est certain de ce qu’une personne pense lorsqu’elle vous insulte. En plus, je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien quand on me dit que je suis un connard…

Le Kamasutra du branleur

Numéro 1: Léchez-vous les couilles.

Je me suis bousillé au dos en tombant du canapé. Je n’ai pas lu la suite.