Archive for avril, 2008

Mon hobby: charmer les goudous

Ce week-end, un bon pote a fêté ses 30 ans (haha bien fait!). Je vous passe les détails de la soirée et j’avance directement au moment ou je suis bourré. Je me retrouve dans une conversation de filles sur les relations amoureuses. C’est chiant. Puis l’une d’elle parle « d’une ex ». Je me redresse sur ma chaise et l’interrompt:

- Quand tu dis « une ex » … C’est genre lesbienne?
- Oui, ça te gène?
(insérer les nuls ici: « c’est le mot tarte ou c’est le mot poils qui vous gène? »)
- Ha nan pas du tout, je voulais juste être sur d’avoir bien compris.
- Ok. En plus c’est bien, tu fais pas le lourd en demandant qui fait l’homme.
- Je suis pas camionneur. Je suis plutôt du genre cérébral.
- Donc y a pas de problème.
- Pas du tout. (AU BUCHER!!!!!)

Elles continuent leur conversation pendant que j’essai de ne pas rire niaisement. Il s’avère que la miss est bisexuelle. Une mithyle* plus tard, elle décide de me chercher un peu, même si j’admet que c’est moi qui ai balancé la première vanne. Elle décide de me surnommé « blatte la chance » ou quelques chose comme ça. Je trouve ça naze, mais elle décide d’expliquer à tout le monde pourquoi.

- Mais si parce que en fait c’est comme le mec, il a une oie et il l’échange contr… blablablablabla blablablablabla blablablablablablablablablablabla blablablablablabla blablablablablablabla blabla blablablablablablablablablablablabla blablablabla blablablablablablablablablabla blablablabla… et c’est pour ça que je t’appel comme ça.
(silence et expression perplexe)
- Ouai… Mais en fait, j’ai arrêté au moment ou t’es lesbienne.

La conclusion est évidente, goudou ou pas, une femme reste une femme et ça parle toujours beaucoup trop, surtout pour ne rien dire. Le fait est qu’à ce moment, la guerre est déclarée. Entre mecs, normalement on se les mesure, mais là, j’ai pas de repère. En gros, elle veut me faire comprendre qu’elle peut me péter la gueule. De mon coté, je lui fait comprendre que même un yorkshire me pèterait la gueule et que la seule chose qui m’intéresse, c’est le Label 5 posé sur la table.

Ce qui commence par un échange de fions courtois vire à de la branchouille pour elle. Elle veut me faire danser. Elle tente de me parler, mais 3h du matin n’a jamais été une bonne heure pour parler, surtout quand je suis saturé au whisky bas de gamme. Il est clair qu’il ne faut pas réagir car c’est un piège pour mieux me la couper. Je suis un expert, on me la fait pas. Au final, il semble donc que je me sois fait brancher par une gouine. Il semble également que j’ai la libido d’un jambon beurre. Ou alors le Label 5 me flanque des bad trip phénoménaux. J’ai fini en rentrant avec une charmante copine, une idée fixe en tête: trouver mon pieux et ronfler.

* la mithyle, pour « minute éthylisée », est une unité de mesure du temps bourré, normalisé par l’AFNOR. Une mithyle correspond à une période oscillant entre 30 secondes et 2 heures… à la louche.

Premier jour: un pot

J’ai fait mon premier jour cette semaine. En fait, j’en ai fait deux étant donné que je suis prestataire, mais seul le second compte: chez le client. Lors de la petite visite des locaux, j’ai systématiquement entendu: « T’as bien choisi ta journée, y a un pot aujourd’hui. » J’y ai eu droit un total de 23 fois. Evidement, lorsque l’heure fatidique de la picole gratuite a sonné, j’ai clairement déprimé car il était hors de question que je boive de l’alcool et que je me transforme au boulot dès le premier jour.

Déprimé n’est pas le terme correct définissant ce que j’ai ressenti en voyant les dizaines de bouteilles de rouges et les tables remplis de charcuteries grasses et de fromages qui font fondre les gencives. J’ai pété un plomb. J’ai mangé, moindre mal, mais je n’ai pas bu une goutte d’alcool. Au moment du café, le lourd a amené les digestifs. Le lourd, c’est ce mec que tout le monde connaît. Celui qui a tout le temps une blague nulle a raconter et qui la ferme jamais. Au restaurant, on prie pour ne pas être côté de lui. Bref, le lourdingue local amène des trucs bizarres genre poire, bénédictine et autres white-spiritueux en annonçant solennellement « Le corps du christ! ». Un certains nombre avaient l’élocution difficle pendant que je me contentais d’un jus d’orange. Ca a duré deux heures. Putain de premier jour.

Pour couronner le tout, parmis les personnes que j’ai rencontré, il y avait un gars qui me connaissait: on a fait la même école. Il était dans la promotion suivant la mienne. On discute et me demande mon nom un peu géné car il ne s’en rappel plus. Je lui dis, mais il ne percute pas. Tout à coups il s’écrit « Ah mais ouai tout le monde t’appelait blatte! ». Je n’ai pas maîtrisé le « ta gueule » qui a suivi. Plus tard, à la fin de l’apéro, je l’ai recroisé. Il me dit que ça va bien se passer pour moi ici car il a commencé a dire à tout le mode que j’étais cool en racontant des histoires de notre époque estudiantine. Le mec à côté de lui me regardait avec un sourire en coin. Je ne suis pas sorti du sable… Putain de premier jour.

Faisons court…

J’ai un job! WAAAAAHOOOOOOUUUUUUUUUU!!!!!!

Les responsables de pavupapri.net souhaitent présenter humblement leurs excuses en raison de la catastrophe survenue lors de la célébration de blatte. En effet, lorsque celui-ci s’est couvert de whisky pure malt et a pressé son corps nu sur la fenêtre du salon, il ne pouvait prévoir que les conductrices, ainsi que quelques homosexuels, passant sur le boulevard voisin arrêteraient instantanément leurs véhicules au mépris de la circulation pour former une pyramide humaine et tenter d’atteindre notre fidèle blatte au deuxième étage. Nous adressons donc nos condoléances aux familles des victimes du carambolage géant qui a eu lieu. Une pensée toute particulière va à mamie Marguerite, 83 ans et résidente de l’immeuble d’en face, qui en voyant le corps de granite de blatte a tenté de le rejoindre par un bon exceptionnel mais néanmoins insuffisant. Elle a en effet achevé sa course sur le pare-brise d’une 307 tuning violette avec jantes alliages, pneus de 20 pouces et néons verts sous le châssis, ce qui est un mal pour un bien.

Blatte a eu ses quelques mots touchants pour les victimes: « j’m’en branle, j’ai un taf », avant de retourner méditer sur la filmographie de son maître à penser, Nacho Vidal, en compagnie de sa fidèle bouteille de Jack Daniel’s.