Ce week-end, un bon pote a fêté ses 30 ans (haha bien fait!). Je vous passe les détails de la soirée et j’avance directement au moment ou je suis bourré. Je me retrouve dans une conversation de filles sur les relations amoureuses. C’est chiant. Puis l’une d’elle parle « d’une ex ». Je me redresse sur ma chaise et l’interrompt:
- Quand tu dis « une ex » … C’est genre lesbienne?
- Oui, ça te gène?
(insérer les nuls ici: « c’est le mot tarte ou c’est le mot poils qui vous gène? »)
- Ha nan pas du tout, je voulais juste être sur d’avoir bien compris.
- Ok. En plus c’est bien, tu fais pas le lourd en demandant qui fait l’homme.
- Je suis pas camionneur. Je suis plutôt du genre cérébral.
- Donc y a pas de problème.
- Pas du tout. (AU BUCHER!!!!!)
Elles continuent leur conversation pendant que j’essai de ne pas rire niaisement. Il s’avère que la miss est bisexuelle. Une mithyle* plus tard, elle décide de me chercher un peu, même si j’admet que c’est moi qui ai balancé la première vanne. Elle décide de me surnommé « blatte la chance » ou quelques chose comme ça. Je trouve ça naze, mais elle décide d’expliquer à tout le monde pourquoi.
- Mais si parce que en fait c’est comme le mec, il a une oie et il l’échange contr… blablablablabla blablablablabla blablablablablablablablablablabla blablablablablabla blablablablablablabla blabla blablablablablablablablablablablabla blablablabla blablablablablablablablablabla blablablabla… et c’est pour ça que je t’appel comme ça.
(silence et expression perplexe)
- Ouai… Mais en fait, j’ai arrêté au moment ou t’es lesbienne.
La conclusion est évidente, goudou ou pas, une femme reste une femme et ça parle toujours beaucoup trop, surtout pour ne rien dire. Le fait est qu’à ce moment, la guerre est déclarée. Entre mecs, normalement on se les mesure, mais là, j’ai pas de repère. En gros, elle veut me faire comprendre qu’elle peut me péter la gueule. De mon coté, je lui fait comprendre que même un yorkshire me pèterait la gueule et que la seule chose qui m’intéresse, c’est le Label 5 posé sur la table.
Ce qui commence par un échange de fions courtois vire à de la branchouille pour elle. Elle veut me faire danser. Elle tente de me parler, mais 3h du matin n’a jamais été une bonne heure pour parler, surtout quand je suis saturé au whisky bas de gamme. Il est clair qu’il ne faut pas réagir car c’est un piège pour mieux me la couper. Je suis un expert, on me la fait pas. Au final, il semble donc que je me sois fait brancher par une gouine. Il semble également que j’ai la libido d’un jambon beurre. Ou alors le Label 5 me flanque des bad trip phénoménaux. J’ai fini en rentrant avec une charmante copine, une idée fixe en tête: trouver mon pieux et ronfler.
* la mithyle, pour « minute éthylisée », est une unité de mesure du temps bourré, normalisé par l’AFNOR. Une mithyle correspond à une période oscillant entre 30 secondes et 2 heures… à la louche.










