A Noël dernier, mon père a eu une WII. Il avait essayé le tennis rapidement et trouvé ça marrant. Ca a donc été une idée de cadeau vite trouvée. Quelques mois plus tard, disons en ce moment, c’est la folie. Son personnage a 2013 points d’expérience (sur 2000) et il joue également avec 4 autres bonhommes tous à 1900 points au moins. Inutile de préciser qu’il me colle des roustes de façon régulières. Je vous ai dis que mon père a 67 ans?
Comme il commençait à avoir fait le tour, je lui ai acheté PES au moment de sa sortie. Il était perplexe quand je lui ai montré comment ça ce jouait. Il n’arrivait pas à intégrer qu’il fallait pointer à l’écran. Son verdict à l’époque: « Ca me stress, ça vaut rien ». Evidement, comme son digne fils, il ne fait absolument jamais de ce qu’il dit et a continué à jouer. Lorsque je suis revenu ce week-end il m’a collé d’énormes branlés (également appelées « des branloutes »).
Voilà, mon père est un gros geek. Ca ne m’étonne pas car jusque là il jouait à Kick-off 2 sur mon vielle amiga. Ce qui est amusant, c’est de le voir sauter dans le salon tout en gueulant après là télé. Il a de plus un lexique très clair et éloquent. « Mais cours pourri de bâtard! », « Bordel mais quel abruti ce couillon! », « Y va pas tirer ce foutu con! » et autre « fumier de salopard! » ne sont qu’un petit échantillon. Et puis y a les éclats de rire quand il met un but. Son grand plaisir: prendre le Brésil et rectifier l’équipe de France. En fait il ne fait que ça. « Je les aime pas les français, c’est tous des chèvres ». J’en ai la larme à l’oeil tellement je suis fier.
Voilà, vous savez d’ou vient mon côté geek-râleur. Pour le côté alcoolique tendance n’importe quoi, ça vient de ma mère. C’est balèze la génétique quand même…











