Archive for novembre, 2008

Arnaud la pute

La vie, c’est de la merde. Elle me le prouve régulièrement. Pour de bons amis à moi, the place to be c’est Paris. Ils vont partir y travailler. C’est pénible, mais bon…

Cette semaine au retour d’une descente de 4 litres de punch. Je me fais sympathiquement déposé prêt de chez moi. J’ai les écouteurs vissés dans les oreilles et l’alcool dans les yeux. Un scooter de PDG me dépasse par le trottoir, au pas. Je ne relève pas et continue mon chemin. Une fois garé, c’est moi qui le dépasse. Le mec enlève son casque et me dis semble t’il « Salut blatte ». Bourré et peu sur de ce que j’ai entendu, je me tourne vers lui en enlevant un écouteur et dis « quoi? ». Il répète « quoi » d’un air narquois. Je m’approche car je ne le reconnais pas dans la pénombre. Puis, sans même réfléchir, je tourne les talons en lachant « ooooh putaaaaaaaaiiinnnn! ». Arnaud la pute est à Lyon.

Arnaud la pute était dans mon école et a obtenu ce surnom avec une certaine unanimité dans la promo. Je me fiche des abrutis, je les ignore. Lui, c’est différent. Rien de ce qui pourrait lui arriver de pire ne me fournirait pas de satisfaction: herpès, perte des bras et des jambes, cancer généralisé. Je ne lui souhaite rien de tout ça, mais je m’en réjouirait grandement. Ce gars est une crevure, un parasite. Messieurs dames, si vous croisé un certain Arnaud M, évitez le comme la peste, même s’il vous semble être un type sympa. Vous finiriez par le regretter.

Les potes foutent le camp, les connards débarquent…

Le quotidien de la crise

On nous rebat les oreilles avec la crise. Ok, on a compris, c’est le boxon, il faut que nous aillons peur. Ce qui est intéressant est la manière dont cette crise se manifeste dans notre quotidien de quidams qui ne brassons pas des millions. Dans ma boite, on a pu distinguer plusieurs étapes. Tout d’abord, la déconnade à la machine à café: « C’est le boxon les mecs, l’indice de valorisation du pognon tout ça se pète la gueule – hahaha ». Nous avons ensuite les managers qui font la gueule et ne disent plus rien à personne: « C’est le boxon les mecs, le chef dis rien et tous les projets sont bloqués – ça daube ». Arrive ensuite les mesures dictées par le corporate tout là haut. Cela peu se résumer par: « Par défaut on vire tout le monde, nous verrons au cas par cas qui reste ». A partir de là, ça rit jaune à la machine à café: « C’est vraiment le boxon, on va pas tous rester – J’espère partir plutôt que rester avec toi pour faire le boulot de 4 personnes. »

A l’heure d’aujourd’hui, personne ne sait comment il va être bouffer. Ce qui est sur, c’est que si on lui mettait une olive dans le derrière, mon chef nous sortirait deux litres d’huiles. Il y aussi le cas des penseurs. Oui, car une fois que la prod sera réduite, il faudra bien que les glandouillous des études mettent les mains dans le cambuis. Vous savez, ce sont ces gars qui ont les postes de planqués et qui se gardent les projets intéressants tout en nous prenant pour des nazes. Je les appel affectueusement « les manches à couilles ». Il vont en chier. Je me marre déjà. Finalement, la crise, c’est du concret.

MAJ: même les pétasses doivent compter avec la crise… Mais ou va le monde?