Archive for août, 2009

Golf

En tant que grande feignasse, j’ai arrêté le sport il y a longtemps, sans le moindre scrupule d’ailleur. Après tout, même si j’ai pris 2 kilos récemment, il m’en manque toujours 8 pour être à un poid théoriquement convenable. Je me suis tout de même essayé au golf dimanche. En fait, j’avais essayé une fois à Biarritz avec inénarrable Mich il y a quelques années de ça, mais bon. Ce n’est pas tant le sport que la possibilité de trainer un peu avec Jo et Steebs qui m’a amené là. Je les avais vu la veille avec d’autre potes chez Houped. On avait terminé par une longue conversation sur la théorie des cordes, l’espace-temps et les trous noirs. On a fait une petite incartade par les pyramides, classique, avant de finir sur la grippe A. Oui, on avait torpillé tout l’alcool de ce bon vieux Houp’. La seule femme encore présente n’a d’ailleurs pu dire que « Ah mais vous avez ce genre de conversation entre mecs? Parce nous entre filles pas du tout… ».

Bref, dans ce flot réflexions fumeuses et d’opinions casses-gueules, nous avons réussi à nous décider à faire un golf. Nous voilà donc le lendemain sur le parcours. C’est loin d’être le plus classe. Le golf de Quétigny est au golf ce que le Ballantine’s est au Chivas Regal: une sortie de tout à l’égout. Vu qu’on est mauvais, ça va très bien. On dénote malgré tout un peu tous les trois: bermudas pourris, baskets et pas rasés. 50% punks, 50% paumés, 100% glands. Jo, qui a eu l’initiative car il s’y est mis depuis quelques mois, nous montre un peu. On attaque en tapant quelques sots avant de nous expliquer qu’il faut en fait taper les balles qui sont dedans… Nous sommes de vraies brèles. Je me souviens tout de même des conseils de ce vieux Mich et arrive rapidement à en taper quelques balles à 70-80 mètres avec un fer 7. Ne pas forcer du tout, simplement guider le club pour qu’il arrive sur la balle. C’est biensur entrecoupé de gros pains, mais ça rythme les conversations.

- C’est sympa une fois que t’as trouvé le truc. TONK! Chiotte…
- Ouai, j’aime bien, en plus il fait bon. KRRRRRR! Merde…
- En tout cas, ça fait du bien après la soirée d’hier. SPONG! Bordel…
- Dis-donc, t’as fille a grandi c’est dingue, elle est vraiment mignonne. SCHLAK! Oh la chiasse…
- Ouai en plus elle fait ses nuits et elle sourit tout le temps. Woushhh…
- Oh putain joli!

Après un temps, nous développons la technique du pet interrupteur de swing. Je ne vous ferais pas de dessin, la blague est vieille comme le monde… Mais on aime bien.

Nous passons ensuite sur un green pour putter. Je me débrouille franchement pas mal. Je retrouve les sensations que j’ai quand je joue à la pétanque… Le pastis en moins. Steebs a tenté le coup du « putt comme au billard ». Complètement inutile, mais toujours amusant. On s’applique un peu plus quand deux gonzesses se posent un peu plus loin. On termine par une paire de trous pour s’entrainer. Les mottes de terres ont volées et les balles ont surtout connues les herbes grasses, mais on a vite compris que le cul sorti et la tête haute permet de garder une certaine prestance sur un parcours, quelque soit le nombre de briques que l’on tape. De toute façon, on est entre potes et c’est le principal.

Leçon d’égocentrisme

L’autre jour, j’ai regardé un film mielleux, genre comédie romantique. A un moment, le mec prends son courage à deux mains et dit à la fille quelque chose comme:

- Je t’aime…
- Ha… moi non. Mais ça fait longtemps qu’on se connait, tu es un super pote et tu comptes beaucoup pour moi… Qu’est ce que je disais déjà? Ah oui, ce mec y me fait kiffer mais bon en même temps je sais pas…
- Heu, je peux comprendre que tu ne m’aimes pas, mais tu pourrais au moins me parler d’autre chose que de tes problèmes de mecs, parce que ça ne m’enchante pas des masses.
- Mais de quoi d’autre tu veux qu’on parle tous les deux?

Ceci n’est pas un film, c’est ma vie. Ce n’est absolument pas romantique et c’est encore moins amusant. Deux questions se posent. Est-ce réellement possible de ne penser qu’à sa gueule à ce point? Et pourquoi diable m’attire t’elle autant?

Et après on se demande pourquoi je trouve Massacre à la tronçonneuse étrangement apaisant…