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And on, and on…

Et ça continue. J’ai passé une dure deuxième soirée à Boston essentiellement à cause du décalage horaire. On a été au restaurant, mais je tiltais pas grand chose parce que je dormais littéralement debout. Je crois que ça célébrait le nouvel an juif. J’en ai eu la confirmation le lendemain. Lorsque j’ai enfin pu dormir, un moustique m’a rendu visite… j’ai pas beaucoups dormis, mais on a enchainé… à New-York.

Un coup de bus et 4 heures plus tards on y était. Je ne m’étalerai pas, mais c’est hallucinant. J’ai pu voir un paquet d’endroits différents avec toujours la même tête d’ahuris. En plus le soleil était là. Le soir… On a fait la bringue dans un bar appelé Mc Fadden’s. J’ai pris ma cuite, discuté avec pas mal de monde don’t un gros et un australiens qui m’ont payé clopes et alcool. Après, on a été se faire un mexicain. Oui, ce n’est pas dans l’ordre mais bon, on était à New-York.

La nuit fut courte mais bonne. Manhattan ne s’arrète jamais. On a dormit dans un appart’ à Greenwich Village, j’ai pu constaté qu’il se passe constament quelques choses dans la rue, comme un gars qui sort une gratte et chante à 4 heure du matin. Après un réveil vaseux, un café, un bagle et un peu de marche sur broadway, nous étions dans le bus direction Boston. J’avais le bide en vrille entre la picole, le burritos et le chicken sandwich de la mort de la veille, j’ai failli me faire repérer pendant le trajet. J’apprécie la junk food, mais c’est rude niveau digestion. Je vous dis pas les cacas que ça me fait faire… mais ils sont mous, explosifs et puants.

Le soir, j’étais seul, je suis donc allé me boire quelques pints dans un pub appelé “Beantown”. J’ai appris plus tard qu’il sert de point de chute aux étudiant en droit dont l’université est proche. J’ai eu beau cherché, je n’ai pas vu Ally McBeal. Par contre, j’ai croisé le chemin de Samuel Adam’s. La bière locale de Boston. J’en ai donc passé 3 pints devant le match des Red Sox. Ils jouaient contre les yankees. Ici, le baseball est clairement le sport numéro 1, et les Yankees sont aux Red Sox, ce que St Etienne est à l’OL à la différence que lorsqu’un mec est rentré dans le bar vêtu des couleurs des Yankees, il ne s’est pas fait maravé la gueule comme je l’aurai cru. Les ricains seraient donc capable de se comporter de manière civilisée au point de nous donné une leçon de savoir vivre? Même leur trash talk est marrant. Outre les T-shirts “Yankees suck”, j’ai particulièrement apprécié le t-shirt “I support two teams: the Red Sox and whoever beats the Yankees”.

Mais ne nous emballons pas. Ils sont civilisés certes, mais le baseball est vraiment un sport de con. Ca dur des heures et il ne passe rien. Un match de foot est clairement moins pénible. Par contre j’aurais adoré voir un match des Celtics ou des Patriots mais le prix d’un billet est d’un rein avec option sur les cornés.

Il est 10h samedi matin et la pluie vient de s’arrèter. J’apprends que Jacques Martin est mort. Je vais finir mon petit déj tranquillement dans le coffe shop et déambuler tranquillement en cherchant un amerloque à qui parler de l’école des fans. Je sais pas sur qui ça va tomber, mais je le plains déjà.

Premier contact

Ca ne fait pas 24 heures que je suis là et il y a déjà pleins de choses à dire. Commençons par l’évidence: Boston est une ville géniale. Pas besoin de s’attarder pour s’en rendre compte. En tout cas, ce n’est forcément évident d’y rentrer, tout comme sur le reste du territoire américain. Il est clair que j’ai cherché un peu en partant le 11 septembre. En plus, il y a eu du retard à cause de la pluie. Je suis arrivé à 16h15 heure locale. L’avion n’était même pas rempli au quart, au moins on avait de la place pour s’allonger. Mais du coup les douaniers ont pu prendre leur temps, surtout dans mon cas parcequ’ils ont vu que je comprenais et répondais très bien à leurs questions. J’ai eu droit à tout, y compris à la fouille de mes bagages, ce qui ma permit de voir que ma bouteille de shampooing a pété dans ma valise. L’espace d’un instant j’ai pensé sonde anale… Mais non. Leurs questions avaient beau être débiles, ils sont restés courtois.

- Do you consider yourelf a religious person?
- Not really.
- Are married? Do you have a girlfriend?
- No…. I’m a free man.

Au moins, je lui ai arraché un sourire.

Suzi m’a récupéré et on a filé directement chez elle, Salem (non pas Salam) street dans le quartier italien. C’est génial et dépaysant: tout ce que je voulais. Son appart’ est sympas et près de tout. Je vais pouvoir me faire presque toute la ville à pieds. On a déjà prévu de partir à New-York Jeudi, enfin demain quoi. Elle m’a offert une bouteille de pipi de bienvenu (une budweiser). J’ai également rencontré sa soeur / colocataire: Fran. Elle est mignonne, j’ai flambé un peu:

- This is insane, he’s got almost no accent and it’s not even french.

Elle a un copain, je décide donc qu’il est temps de faire un tour. On va dans un coffee shop avec wifi gratis et on retrouve Libby, une amie de Suzi. Elle est prof et prends quelques cours à Harvard, j’anticipe déjà ma visite de la semaine prochaine, je pourrai peut être même assister à un cour… On a filé ensuite dans ce qui est LA pizzeria du quartier (Pizza Regina je crois). On s’est pas foutu de notre gueule: j’ai mangé 2 parts qui me sont tombé sur le bide. En même temps, on a discuté avec nos voisins de tables, un couple, la quarantaine, qui allait voir un concert de Genesis le soir même. ils était vraiment sympas.

On a décolé et filé chez Libby 5 minutes. On a enchaîné et Suzi, qui m’a déjà écris tout ce que je devais visiter sur papier, m’a fait faire le tour du quartier. Je n’ai pas vu un seul obèse, à peine quelques gros culs. Il y a des filles pas mal et la quantité est là. Il y en avait trois qui se sont faites siffler par des policiers en fin de service à la terrasse d’un bar.

- Hey baby!!!!

C’est vrai qu’elles méritaient… On est rentré chez Suzi.

Je suis mort, il était 23h quand je me suis couché. Il y a des moustiques. Je me suis réveillé à 2h30… Comme en France pour aller bosser. A 4h je me suis réveillé pour de bon et écris ça. Il est bientôt 5h, je vais essayer de somnoler un brin. Je posterai ça au coffee shop demain matin… Finalement je post cette drouille depuis New-York. Je vous expliquerai…