Archive for the ‘my boring ass life’ Category

Ikea thérapie

Tout le monde connait Ikea. On y va tous au moins une fois car c’est le passage obligatoire après le départ du cocon familiale. On a pas un rond et il nous faut un canapé/lit/cuisinière intégré pour le prix d’une pint de bière. Alors on va chez Ikea. Mais je n’ai réellement découvert l’essence de ce lieu que samedi dernier.

Friture avait besoin d’un transporteur. Elle a sifflé, j’ai répondu présent. Je n’avais besoin de rien et j’y suis allé uniquement pour rendre service. Ca me gonfle énormément de rendre service en ce moment, mais elle m’avait promis une bouffe en guise de remerciement. C’est bien l’une des rares fille que je connaisse qui ne propose pas juste un sourire en échange d’un service, pensant que sa simple compagnie est une récompense en soit. Récemment être sympa m’a apporté, entre autre, de me faire poser un lapin et regarder la télé avec mes parents un samedi soir, de me faire presque étrangler par un abrutis imbibé jusqu’à l’os ou encore de me coûter cher en essence et péage pour un déplacement dont je me serais bien passé. « Ca le dérangera pas, il est sympa » semble être un raisonnement valable pour nombre de ses dames. Blatte en a marre d’être sympa. Blatte aime bien qu’on lui dise merci. Et blatte en a marre qu’on l’appel juste parce qu’il peut faire le taxi ou réparer un ordinateur planté.

Mais je m’égare, revenons à Ikea. J’ai souffert. Mettre le réveille un samedi matin n’est pas quelque chose que je sais gérer, un peu comme dégrafer un soutien gorge. Nous arrivons là-bas vers 10h30. Elle pétille déja. « Je connais le catalogue par coeur » dit elle. C’est peut être vrai, mais je me dis sur le moment que ça ne veut pas dire qu’elle sache ce qu’elle veut. Le temps me donnera raison. Je pensais que ce ne serait pas trop peuplé. Moins qu’un samedi après midi en tout cas. Je me trompais: c’est blindé. Mais attention, nous avons une clientèle bien particulière: les jeunes couples, souvent avec enfants, maximum cinq ans. La parade vaut le coup d’oeil. Ouvrant presque systématiquement la marche: les femmes. Même enceintes, elle se déplace avec aisance dans les allées du labyrinthe. Elles auront surement du mal à retrouver leur voiture sur le parking, par contre ce sont de vrais GPS dans le magasin. Cela est biensur contrebalancé par leur incapacité à se décider sur ce qu’elle vont acheter. Je ne compte pas le nombre de fois ou j’ai entendu au détour d’un rayon « Qu’est ce que t’en penses? » ou « Tu préfères quoi? ». Les pauvres hommes. Il savent qu’il n’y a pas de bonne réponse car même en répondant au hasard, leurs femmes préféreront systématiquement autre chose. Ils se trainent comme des âmes en peines essayant de suivre le rythme infernal de leurs femmes. L’un d’eux réagit et me regarde à un moment. Il n’est pas complètement zombifié. Je réalise en fait qu’il m’a vu en train de mater le cul de sa copine. Encore quelques heures à ce rythme et il s’en fichera définitivement. Je me marre en me disant que tous les potes que je ne vois plus pour cause de vie de couple sont passés par là. Ikea est un peu comme un cimetière des éléphants. Le rite de la castration sociale passe par là. Quand vous y venez, vous savez que vous êtes ficelés.

Friture, m’interpelle et me montre… des trucs. Elle est à fond. En 20 minutes, je repère un fauteuil et une petite table pour mon mac. Il lui faudra 4 heures. Je fais office de porteur. Je me demande si elle se moque pas de moi lorsqu’elle s’achète un poêle de 5 kg! Je me dis qu’elle applique la méthode Boris the Blade: « lourd c’est bien, s’il s’enraye tu peux t’en servir pour frapper ». Elle me montre encore d’autres trucs.

- Regarde!
- Quoi?
- C’est un porte savon!
- Ha…

Lorsque qu’elle me parle du lot avec en plus une bouteille à savon et une autre cochonnerie, je lui demande à quoi ça sert concrètement tous ces machins. J’entends rire derrière moi. Deux vielles sont hilares parce qu’elles m’ont entendu. Elles ont l’air de dire « les hommes sont tous les mêmes ». Elles nous ont clairement pris pour un couple. Le pire est que Friture en rajoute une couche en commentant sur ses tentatives multiples de me civiliser. Je la regarde d’un air ahuri. A Ikea, les femmes ont définitivement le pouvoir.

Elle repart. J’essaie de suivre. Les tapis, les luminaires. On quadrille les zones trois fois de suites. J’ai les jambes lourdes et dix kilos de bidules sur le dos. Je croise le regard d’un père de famille. Il a l’air compatissant avec son sac jaune à l’épaule et sa poussette. Je n’ai pas maté le cul de sa femme pourtant. En fait je n’ai même pas maté le cul de Friture depuis un moment. Normalement c’est tout le temps. Le blob m’a ingurgité sans même m’en rendre compte. Tout le monde pense que nous sommes en couple, surtout la vendeuse mignonne du rayon literie à qui Friture a demandé une housse. Elle est forte cette Friture, elle m’a ficelé et je n’ai pas eu le plaisir de me la taper. Je suis une crampe.

Lorsque nous repartons enfin, nous avons passé 4 heures là bas dedans et ma voiture est bien chargée. Je la dépose chez elle puis repart chez moi picoler. J’attend ma récompense le lendemain midi. Lorsque j’arrive chez elle dimanche, rien est prêt. Elle a tout de même fait les courses. Je me retrouve donc embauché dans la cuisine, chose que je ne fais d’habitude jamais. Je coupe les pommes pour le dessert. On discute, on ne dis rien, on rediscute, elle se moque de moi parce que je lambine, je réplique par des sarcasmes sur ses produits bio. Nous finissons par passer à table. C’est copieux et la digestion est lourde. Le café est plus que bienvenu. Enfoncé dans son canapé, je l’observe dans sa longue robe d’été rouge. Elle est assise à côté de moi, les jambes en tailleur. Elle est belle. C’est là que je me dis qu’il ne faut pas que je traine. C’est dur d’être juste pote des fois. Je pars finalement et rentre un peu dans le vague avec un sentiment d’inachevé. J’ai bien mangé, mais j’ai toujours autant la dalle. C’est ça être sympas.

Show-rooms: comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer ma demi-molle

Dimanche dernier fut une journée des plus intéressante. Ne tournons pas autour du pot, il y a eu observations de tétons… avec les seins qui les portaient et les fesses pour accompagner le tout. Oui, j’ai fais le mannequin dans un défilé de mode.

Il y a environ 2 mois, Show-rooms, des créateurs Dijonnais, m’a appelé pour que je défile pour eux. J’ai dis non, puis me suis laissé convaincre par Laeti. Merci a elle donc. Les préparations furent brèves. Une séance de marche d’une demi-heure et une heure d’essayages 2 jours avant le show. Autant dire pas grand chose. C’est d’ailleur tout ce que je savais du défilé: pas grand chose. A part la date et le lieux, je ne savais pas qui, quoi, ni comment. Le fait est que mes deux employeurs m’ont dis qu’il y aurait de jolies filles, 13, que certaines étaient célibataires et que je pourrai, je cite, « faire mes courses ». Ils ne me connaissent pas encore très bien…

J’arrive à l’heure le jour J. Je suis le premier. Puis la troupe débarque. Ils sont un peu pris dans l’agitation, le premier défilé a lieux 2h30 plus tard. Tout le monde se connait. Les créateurs, les coiffeurs, les amis qui donnent un coup de main, l’énergique organisatrice et sa non moins énergique fille. Un autre gars semble perdu et pose des questions stupides. C’est un des deux autres mannequins masculins. J’en avais entendu parlé en temps que « têtes de bite » par mes patrons d’un jour. L’autre modèle est en effet un habitué, fashion victim menant une brillante carrière de barman en boite de nuit. Il a de vilaines dents. Le second, pas malin donc, est uniquement présent par l’insistance de sa mère auprès de Show-rooms qui pour des raisons que j’ignore ne pouvait pas vraiment refuser. Et moi donc, là à leur demande, convaincus du bien fondé de leur choix visant, selon eux, à contrebalancer les deux boulets.

J’aide à préparer la salle et fait vaguement connaissance. Tout le monde est très sympas, mais ce n’est pas mon milieux et l’homosexualité latente de certains me sort de mes habitudes. J’évite de dire les conneries qui me passe par la tête comme je le ferais normalement. Ce sera d’ailleur pire avec l’arrivée des filles vers 9h30. Je ne dis que le minimum, presque muet. Elles sortent de la coiffure et pourraient user de leur cheveux comme d’une arme blanche. Quant aux faux cils, je vous laisse imaginer, mais croyez-moi, c’est encore pire que ça. Les vannes fusent… Dans ma tête. Je ne sais dire qu’un mot: bonjour.

Certaines passent aux compléments maquillages et coiffures. J’y vais aussi. Ma seule préparation jusque là a été de me lever et me raser. J’ai donc droit à une plaque de gel et une maquilleuse me flanque un coup de fond de teint, une première pour moi. Il reste une vingtaine de minutes avant le coup d’envoi. Lorsque j’arrive pour me changer, les filles sont presque prêtes et fignolent les derniers détails. J’enfile ma première tenue en moins de 2 minutes et je ne sais toujours pas ce que je dois faire. Mes compères non plus. L’un s’en cogne complètement et l’autre répète inlassablement la même question à laquelle nous n’avons pas de réponse « On passe dans quel ordre? ». Il est gentil mais tout con. Je continue de fermer ma gueule.

Arrive le top départ du défilé et avec lui un semblant d’organisation. Une liste nuérotée avec les tenues que nous devont porter définit l’ordre de passage. Elle est affichée au mur. Je suis le troisième garçon à passer, c’est à dire que j’ai quelques minutes de marge avant d’entrer dans l’arène. Rapidement les premières filles terminent leur tour et là: le coup de bambou…

Je ne me considère pas du genre naïf, mais je dois bien reconnaître que je n’avais pas penser une seconde à ça. Nous avons une quinzaine de mètres carrés en guise de loge et file d’attente. Il n’y a pas la moindre cabine. Donc lorsque Alexandra revient de son premier tour et passe derrière les paravents menant à notre bocal, son pas s’accélère d’un coup. Ses talons sautent et sa petite robe d’été rouge et jaune lui tombe sur les chevilles la laissant en string. Je bloque puis fait mine de regarder la liste de passage. Je n’y vois qu’une magnifique paire de seins. Je reste impassible, souris nerveusement lorsque je croise un regard et essai surtout de ne pas avoir l’air d’un pervers. Je jette des coups d’oeils, c’est plus fort que moi. Dans l’agitation, personne ne fais vraiment attention. Alexandra a maintenant enfilé la tenue suivante, mais les autres filles répètent le même scénario avec plus ou moins de pudeur. Le coup de gràce s’appel Jessica. Elle est magnifique! C’est à mon tour de passer. Je reste d’un calme olympien… en apparence.

En haut des marches, mon employeur d’un jour me dis que je suis le plus beau. Nous ne sommes que trois mec et il est gay. Je ne le crois pas. Il me donne le go. Je traverse la scène et m’arrète en haut des marches comme un pantin. Je ne prends pas le temps de regarder la salle, je suis dans la brume, je regarde partout et nulle part. Je descends ensuite les marches et avance calmement en jettant un coup d’oeil à Charlarue, le groupe qui nous accompagne. C’est marrant, je ne me rappel pas les entendre. J’arrive au premier virage et marque une autre pause. Je me rappel des conseils express qui m’avaient été donnés deux semaines auparavant: « marche normalement, et change tes attitudes ». En repartant, je glisse ma main dans ma poche. Un peu plus tard, je retire ma veste et la lance sur mon épaule. Je loupe complètement mon coup, mais je continue comme si de rien n’était. J’ai fini mon tour autour de l’orchestre qui me donne l’impression de jouer sans qu’aucune note ne sorte. Je m’en fiche, au bout de l’allée, je sais que je vais me retrouver au milieux de 13 filles à demi-nues qui n’en auront rien à foutre de ma présence. C’est un peu comme une descente de cave ou on ne pourrait pas goûter le vin.

Je me change rapidement et réalise que j’ai de longues minutes à passer entre chacun de mes passages. Bonheur ou enfer, je vous laisse juger. Je suis planté dans un coin pour ne pas déranger les nymphettes. C’est un peu comme un porno qui peu te voir. J’essai de n’avoir l’air de rien, littéralement. Un jambon beurre serait plus expressif que moi à ce moment.

« In a closed society where everyone is guilty, the only crime is getting caught. » – Hunter S Thompson

Pour assurer la sécurité, 3 bikers façon hell’s angels locaux sont présents. L’un d’eux est posté à la sortie de service, offrant une vue direct sur le spectacle du backstage. Il s’en paye une tranche mais prisent dans l’agitation, les filles ne semble pas le remarquer. De mon côté je fais de mon mieux pour ne pas avoir l’air aussi coupable que lui. Cela dis, je ne porte pas de blouson graisseux et n’ai aucun tatouage. J’ai tout de même l’impression que si je me laisse aller, je me transformerais en une version masculine de Elmyra Duff.

Le défilé se termine enfin au bout d’une heure. Je me change rapidement et file à l’open bar prendre une coupe de champagne puis me rue dehors pour fumer une clope. J’en passe 3 de chaque en vingt minutes, il me faut au moins ça.

Lorsque les derniers visiteurs partent, un buffet se monte pour nous tous. On improvise une dinette ou l’on peut et je me retrouve par hasard (oui vraiment) à manger en tête à tête avec Jessica. C’est clairement la plus belle. J’essaie de discuter sans avoir l’air trop débile, j’évite tout ce qui ressemble de prêt ou de loin à une blague. Je risque de ne pas aller plus loin que briser la glace, mais ça m’assure de ne pas passer pour un gros con, voir pire, un mec qui l’a reluqué de haut en bas deux heures plus tôt. J’apprends donc qu’elle a 25 ans et qu’elle est métisse, son père étant Guadeloupéen. Elle bosse dans une société d’assurance et passe son temps sur la route. Elle n’aime pas vraiment son travail et voudrait s’orienter vers l’événementiel et songe à venir à Lyon pour ça. Elle a l’habitude de défiler, mais c’est la première fois qu’elle travaille pour Show-rooms, ce qui explique la distance avec les autres filles qui se connaissent toutes. Ha oui… elle a un copain. Je n’espérais rien, mais je ne peux m’empècher de penser que son jule est un connard qui ne réalise pas sa chance. Elle est superbe, il n’y a pas d’autre mot, et sympathique qui plus est. Je m’applique à avoir l’air chiant comme la pluie pour ne pas tomber dans mes habituels provocations. Je manque de lui dire des trucs du genre « Soit ma Jessica, je serais ton Roger Rabbit ». Même pour elle qui ne semble pas prise tête, ça ne passerait pas. Nous finissons le repas avec la couturière et une marocaine d’une quarantaine d’années venu donner un coup de mains. Je passe un super moment mais n’arrive pas à me lâcher. Surtout lorsque Jessica commence à balancer sur le motard qui « matait vraiment comme un porc ». J’essaie bien de dire que ce n’est qu’un homme et qu’il ne faut pas non plus trop lui en vouloir, mais à l’unanimité il se fait tailler en pièces. Je ferme ma gueule.

Le second défilé est à l’image du premier, mais en mieux. Je suis plus décontracté tant en backstage que dans l’arène. Il y a plus de monde, mais ça ne fait pas vraiment de différence, je suis plus à l’aise. A la fin de mon dernier tour, je m’arrète au pied des marches pour laisser passer Alexandra dans une magnifique robe de soirée. Je lui souris, elle me remarque à peine. Je manque de rire car j’ai envie de me tourner vers la salle et dire « J’ai vu ses nibards il y a 2 minutes ». Je n’en fais rien et continue ma course. Une étrange sensation d’habitude s’est installé. C’est toujours plaisant, mais la nouveauté est passée. Je m’amuse du commentaire de la fille de l’organisatrice qui range les habits lorsque l’on se change: « Franchement ça dégoûte ». Elle vient de voir la Jessica en string. Force est de constater qu’elles ne jouent pas dans la même catégorie.

Après le show, je retourne boire quelques coupes de champagnes avec certains membres de l’équipe, c’est à dire tout le monde sauf les filles, et m’en vais ensuite discrètement, convaincu que beaucoups seront incapables de me reconnaître. C’est mieux comme ça je crois. Sur la route, j’ai un sourire niais aux lèvres et réalise que j’ai passé une journée des plus intéressante. Mais après tout ce déballage de fringues et de belles filles, je n’ai finalement qu’une envie: rentrer peinard chez moi.

Trafic d’influences

J’ai un fan! C’est vraiment vrai. Pour préserver son anonymat, je l’appellerai “Tranche de lard”. Tranche de lard donc est tellement accroc qu’il réclame plus de contenu. Je ne peux que saluer tant de bon goût, par contre plus de contenu signifie plus de boulot et je ne suis qu’un feignant. Il a donc essayé de me convaincre. Je dois bien dire que la fougue de son jeune âge, je lui rend 10 ans, ainsi que la rigueur de ses 30Kg de plus l’ont avantagé grandement. Il a notamment émit un point très intéressant dans ma gueule qui a fini de me remotiver. Me voici donc à pondre ceci sur le thème, imposé par ses soins, de: Facebook. Quel petit con.

Ce choix n’est biensur pas un hasard car nous étions dans une soirée ou ses jeunes amis, et utilisateurs de facebook, étaient nombreux. Je n’ai pas de compte moi même, mais j’ai pu en discuter avec des utilisatrices. Oui, les mecs ne sont pas plus fiers que ça d’avoir un compte. Ce n’est pas bon signe, moi qui freine des quatres fers pour ne pas m’y inscrire, un peu comme le portable il y a 10 ans de ça.

Prenons le cas de ma Valentine de la soirée, une charmante petite blonde que je connais un peu car elle a fréquenté le frère de Tranche de lard. Compliqué? Ce n’est que le début… Ma Valentine me raconte donc qu’elle a pleins d’amis. Elle m’explique comment elle fait des concours avec sa soeur pour voir laquelle se fait offrir le plus de coupes de champagnes dans une soirée. Elle a un mec, c’est le blond à la chemise blanche deux sièges plus loin. Il y a ce gars qu’elle rêve de se faire et biensur elle a un plan cul “pour le cas ou”. Je suis bien placé en quatrième position, mais j’ai deux soucis: je ne lui offre pas à boire et je ne suis pas sur facebook. Pour le premier cas, c’est réglé, quand je paye une tournée, je n’attend pas de sexe en retour, mais plutôt que l’on m’en paye une. C’est le seul R.O.I valable. Pour le second, je n’ai aucune existence dans son spool de mecs. Je suis “Jules de chez Smith en face”: on ne sait pas qui je suis. Impossible de conclure, même pas en rêve… Ca me rappel quelqu’un. La bête s’agrandie donc parce que les gens ont envie de baiser. Imparable. Qui a dit meetic?

En fait, il faut savoir s’en servir” me dit elle. “Tu peux tout savoir. Si un mec te plait, tu vas voir s’il est célibataire. Tu peux voir si ton ex a retrouvé une copine. Si c’est le cas, tu peux le rendre jaloux en mettant une photo de toi avec un autre mec, comme ça il te renvoie un message…” Elle m’explique ses diverses tactiques comme le concept du “poisson suiveur” comme elle l’a vu dans “How I Met Your Mother”. Je ne connais pas. Peu importe, je suis déjà en train de me dire que cette pétillante blonde est démoniaque. Elle me demande de ne pas aller fumer pour que je reste vers elle et ainsi rendre jalouse la nouvelle copine de son ex juste en face de nous. Ces deux là doivent être “amis” sur facebook. Les jeunes branleurs présents avec leurs chemises propres et leurs coupes de cheveux fashion ne réalisent clairement pas qu’ils ne sont que des pions dans une lutte de pouvoir purement féminine.

Sacha Guitry disait que ce qui le gênait le plus dans le fait d’être cocu n’était pas d’être trompé mais que quelqu’un d’autre sache de quoi il se contentait. Si l’une de ses femmes avait été sur facebook, il nous aurait chié une brique.

Ma Valentine, aussi charmante soit elle, n’est pas unique. Sa rivale, brune et facétieuse, a du répondant. Elle aime dramatiser sa vie de couple mais est tout de même fort sympathique. Elle m’identifie rapidement comme un gros geek, m’explique qu’elle joue à Call Of Duty 4, à Halo 2 et qu’elle est fan de Nerdz. Lorsque je lui demande si elle connait Left4Dead, elle me dis honnêtement que non. Mon coeur a éclaté de déception comme un boomer prenant une volée de plomb… Mais ça sent le mouflon. Il ne manquerait plus qu’elle aime boire des bières dans le canapé en regardant un porno! Ce ne peut être qu’une manoeuvre pour me ranger de son côté car elle m’a vu parler longuement avec l’ennemi. En partant, elle me dis que je dois m’inscrire, elle m’ajoutera à ses “amis”… Sans m’en rendre compte, je suis rentré sur l’échiquié du trafic d’influence. Il ne manquerait plus que les hommes politiques se mettent à facebook… quoi?… Ha…. On me dit dans l’oreillette que c’est déjà le cas. Brrrrr…. Je me sens sale.

Cette plongé dans le monde de Sex & the city pour étudiant provinciaux me fait penser que je suis mieux hors de Facebook mais qu’inévitablement j’y passerai. Le site à la mode, évalué à quelques milliards de dollars, ne serait il finalement qu’un système de commérage géant? Pas uniquement, mais c’est en tout cas ce que l’on voit le plus. Ne blâmons pas les outils mais plutôt ceux qui les utilisent.

Voilà chère petite tranche de lard. J’ai fait mon boulot. J’espère que de ton côté tu verras les lumières du port d’Alexandra. Quant à moi, je vais rester pote avec ma Valentine (puisse t’elle ne pas m’en vouloir) et je vais continuer à me désintéresser des femmes et mener une vie monogame avec mon amant: Jacques Daniel. Ne manquez pas le prochain épisode de “blatte essai de s’intéresser à facebook, mais ça le gonfle royalement alors il se fait un sandwich”, cette fois avec plus de mayonnaise.

Arnaud la pute

La vie, c’est de la merde. Elle me le prouve régulièrement. Pour de bons amis à moi, the place to be c’est Paris. Ils vont partir y travailler. C’est pénible, mais bon…

Cette semaine au retour d’une descente de 4 litres de punch. Je me fais sympathiquement déposé prêt de chez moi. J’ai les écouteurs vissés dans les oreilles et l’alcool dans les yeux. Un scooter de PDG me dépasse par le trottoir, au pas. Je ne relève pas et continue mon chemin. Une fois garé, c’est moi qui le dépasse. Le mec enlève son casque et me dis semble t’il « Salut blatte ». Bourré et peu sur de ce que j’ai entendu, je me tourne vers lui en enlevant un écouteur et dis « quoi? ». Il répète « quoi » d’un air narquois. Je m’approche car je ne le reconnais pas dans la pénombre. Puis, sans même réfléchir, je tourne les talons en lachant « ooooh putaaaaaaaaiiinnnn! ». Arnaud la pute est à Lyon.

Arnaud la pute était dans mon école et a obtenu ce surnom avec une certaine unanimité dans la promo. Je me fiche des abrutis, je les ignore. Lui, c’est différent. Rien de ce qui pourrait lui arriver de pire ne me fournirait pas de satisfaction: herpès, perte des bras et des jambes, cancer généralisé. Je ne lui souhaite rien de tout ça, mais je m’en réjouirait grandement. Ce gars est une crevure, un parasite. Messieurs dames, si vous croisé un certain Arnaud M, évitez le comme la peste, même s’il vous semble être un type sympa. Vous finiriez par le regretter.

Les potes foutent le camp, les connards débarquent…

Tao est dans la place

Comme je vous l’avais prédit, voici la suite de l’actu de mes potes qui visiblement n’ont pas la télé: Tao (oui comme dans les mystérieuses citées d’or…) est née hier à 1h58 du matin. Il est en pleine forme et les parents et le grand frère se portent bien. Toutes mes fellations à eux! Reste à savoir si le bonheur va durer parce que débarquer à 2h du matin sans prévenir et pourrir la nuit à tout le monde est un signe d’emmerdeur potentiel. Je sais de quoi je parle, moi c’était 4h. Heureusement que c’est pas une fille…

Je n’ai pas encore vu le bout de choux, si ce n’est en photo, mais il a l’air mignon. J’avais dis au papa que je passerais aujourd’hui à la maternité mais j’ai eu un souci qui pourrait être ou ne pas être lié à un marathon Mario Kart/Jack Daniel’s hier soir avec un pote (indice: c’est lié). C’était pourtant pas trop mal parti, mais je n’ai pas eu de chance vers la fin du premier litre, dans le chateau de bowser. J’avais un petit ascendant psychologique, j’ai tenter la manoeuvre de Jean Alesi au grand prix d’Autriche en 2000 mais Sue, une no-lifeuse Londonienne, a bien su lire ma conduite et m’a mesquinement planté une carapace dans la tronche. J’ai fini dernier. Black day.

Je me rattraperai… pour Tao, pas à Mario Kart, je suis trop mauvais. Voilà pour les naissances. D’après mes infos, le prochain sera pour dans quelques mois. Et non ce ne sera pas le mien. La dernière fois que j’ai essayé, il a fallu que j’explique à la police que c’était un malentendu.